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Remigration : fantasme ou nécessité ?

« L’intérêt de tout groupe civilisé est aujourd’hui de se déclarer étranger à l’extrémisme idéologique de la gauche postmoderne. » Henri Hude

Paul Ariès parle de « mot-obus » pour présenter le terme de décroissance. L’expression ne serait pas exagérée en ce qui concerne le récent propos d’Eric Zemmour lorsqu’il a décidé d’employer, sans doute pour la première fois à la télévision, l’idée d’une remigration. N’attendons pas des quelques zélateurs singeant une vie intellectuelle au cœur de notre si piteuse oligarchie médiatique une réaction docte ou rationnelle, nous en serons quittes pour le foisonnement d’anathèmes et de condamnations bigarrées en appelant à l’introuvable pacte républicain ou bien à la lutte contre les sempiternelles heures les plus sombres de l’histoire. Les identitaires de s’empresser d’aller vers une feuille de route organisant le retour massif au pays et le débat de devenir impossible, les méchants ont parlé, le ban doit fermer.

Pourtant la question mérite une attention toute particulière et ce pour trois raisons dont il est urgent de chercher les imbrications : la première tient au constat d’une réalité dont la négation devient de plus en plus irrespirable, les Français ne veulent plus d’immigration et pour des raisons identitaires et pour des questions économiques, la seconde bien plus complexe consiste à accepter que nous nous trouvons là devant un questionnement de politique d’envergure qui bouleverse nombre de nos cadres conceptuels ( assimilation, charité chrétienne, jeu d’alliances), le dernière enfin porte sur l’incroyable responsabilité européenne dans l’explosion des phénomènes migratoires, idée dérangeante mais cruciale si nous voulons proposer quelques idées, modestes, sur les troubles mus par le Grand remplacement.

Immigration et identité.

Les sondages et enquêtes d’opinion sont clairs : l’identité et le libéralisme migratoire sont des sujets prioritaires d’inquiétude pour les Français. Ainsi une enquête Ipsos note : « D’après l’étude, quelque 70% des sondés (et jusqu’à 83% chez les sympathisants de l’UMP) trouvent qu’il y a « trop d’étrangers en France ». Ils sont 62% à estimer que l’on « ne se sent plus chez soi comme avant ». Par ailleurs, 29% seulement jugent que « l’immense majorité des immigrés qui se sont installés en France ces trente dernières années est bien intégrée ». Pour 46%, « pour réduire le nombre de chômeurs, il faut réduire le nombre d’immigrés ». Enfin, 57% jugent que « le racisme anti-Blanc est assez répandu en France ».

Identité catholique françaisePrécisément à l'heure où l'identité catholique de la France est menacée par les flux d'invasion migratoire incontrôlées, ne cachons plus notre catholicisme politique et défendons l'identité de notre pays et la foi chrétienne. J'invite les lecteurs du site à s'inscrire à la lettre de diffusion pour suivre l'actualité dissidente.

Ces flux migratoires non contrôlés et par ailleurs encastelés dans des places fortes de la réification des travailleurs se joignent à tout un effort moderne dont Jacques Bainville nous exprimait parfaitement la teneur quand il affirmait « Ils veulent fait l’égalité par l’uniformisation. » Nous pouvons préciser le propos en utilisant les thèses stimulantes d’Alain de Benoist dans le bel ouvrage Nous et les Autres, on y lit ainsi au sujet de la modernité : « Elle se construit aussi sur l’exclusion du tiers et la réduction de la diversité. Suppression des castes et des états avec la Révolution, homogénéisation des règles de langage et de droit, éradication progressive des modes de vie spécifique liés à l’habitat, au métier, au milieu social ou à la croyance, indistinction grandissante des rôles sociaux féminins-masculins : toute l’histoire de la modernité peut se lire comme l’histoire d’un déploiement continu de l’idéologie du même. »

A chercher le même dans l’Autre, à vouloir uniformiser la capacité à être dépositaire d’une civilisation qui pourtant fait de la lignée et de l’héritage deux ressorts fondateurs de l’inscription dans la Cité, les oligarques ont joué l’Homme comme la marchandise (*), l’atome individuelle comme une « ressource humaine », qu’il fallait décharger de tous ses attributs signifiants et donc différenciant (race, culture, héritage, etc). En un sens, les argentiers ont répété l’erreur majeure de Rome si bien pointée dans la Cité Antique de Fustel de Coulanges : l’intégration par la modification de la norme d’un « matériel humain » sensé apporté un soutien conjoncturelle aux industries européennes, las le matériel est vivant et ne se laisse pas déposséder de réflexes inaltérables.

Dès lors la crise de l’identité devenait inévitable puisque le flux massif de populations immigrées fît de son acculturation une impossibilité tandis que les populations recevant l’Autre sentaient que l’on tronquait ce qui avait été le cœur historique de l’adhésion à la communauté nationale. Alain de Benoist de décrire les enjeux terrifiants de cette dissolution du lien identitaire quand il écrit : « La crise d’identité est une forme à la fois d’aliénation et de désorientation. La perte d’identité est une pathologie qui prive l’individu à la fois de son identité singulière (son nom) et de toute sociabilité possible, puisque celle-ci implique toujours une médiation. Elle est en cela comparable à l’amnésie, à l’oubli, dont le propre est de plonger les êtres et les choses dans l’indistinction. »

* un article intéressant de la fondation Polémia sur la question ( http://www.polemia.com/quatre-millions-dimmigres-supplementaires-dici-a-2025/)

L’identité est-elle à nous ?

 

Nous sommes confrontés à ce constat détonnant : l’assimilation, produit intellectuel des pensées attachées à la Nation comme à la légitimité, semble n’être devenu qu’un rêve entrecoupé de réveils emplis d’amertumes (*). Xavier Raufer par exemple de rappeler dans Boulevard Voltaire : « Mieux encore : en janvier 2013, le site (de gauche) Rue 89 publie une étude de Jean-Claude Sommaire, ex-secrétaire général du Haut Conseil à l’intégration (extraits) : « Dans tous les quartiers sensibles et au-delà [...] les violences à l’égard des personnes ont augmenté [...] Une délinquance, dont il n’est plus possible d’ignorer que les auteurs sont très souvent d’origine maghrébine et, de plus en plus, africaine subsaharienne [...] Une tendance à une ghettoïsation de beaucoup de quartiers que l’on continue, par nostalgie, à qualifier de populaires alors que nul n’a vraiment envie d’y habiter [...] Cette réalité de la surdélinquance des jeunes issus de l’immigration [...] gagnerait aujourd’hui à ne plus être occultée au prétexte de ne pas stigmatiser les populations concernées. En effet, ce sont ces dernières qui, en assistant souvent impuissantes à la dérive de leurs enfants, sont les premières victimes de cette trompeuse bienveillance. » Propos qui nous ravissent, mais constituent pour les Diafoirus-sociologues un vrai camouflet. »

Après des décennies de tentatives toujours plus vaines pour améliorer l’annexion des groupes allogènes au reste de la Nation, nous en venons à une société en miettes dont les applications politiques effraient : retour de partis de l’étranger, votes communautaires, choc des imaginaires chrétiens, musulmans, progressistes et mondialistes. Pire, de nombreux témoignages viennent asseoir la thèse d’une assimilation à l’envers, où des Français en sont à singer le langage et le mode de vie de ceux qu’ils avaient accueilli. Nous en venons aux évaluations sur la difficulté à transmettre la langue française, véhicule certes parcellaire mais important dans l’adhésion au principe spirituel qu’est la Nation, c’est alors que continue de se flétrir l’idéal de l’assimilation si l’on prend en compte que « La langue dévoile un monde qui est le lieu de nos évaluations, de nos émotions et de nos relations. »

Ce constat sur les difficultés de transmission du Français intéresse d’autant plus que l’identité est par essence dialogique comme l’énonce avec intérêt l’auteur de Nous et les Autres. L’identité collective n’est pas un simple rapport à soi-même, elle n’est pas un unique souci de soi mais bien un effort d’ouverture et de reconnaissance des groupes existants. Alain de Benoist écrit : « C’est pourquoi l’identité ne peut se penser indépendamment de toute socialité. L’identité ne se constitue pas à l’écart, à partir du sujet lui-même, mais à partir d’une relation à l’identité des autres. » Nous en déduirions alors qu’un effort d’enracinement est absolument nécessaire devant une modernité qui cherche à saccager l’ensemble de nos repères élémentaires d’appartenance. Reconquérir sa localité, son « langage vulgaire », l’intensité de ses liens familiaux est un élément à coup sûr incontournable afin que la société française puisse à nouveau se projeter comme un organisme à part entière.

Cependant la pensée d’Alain de Benoist pêche dans un paradoxe problématique pour un holiste, c’est sa comparaison des éléments de réalisation de soi avec les éléments de conscientisation du groupe, de la communauté. Individualisés, ces derniers tombent dans les mêmes méandres que l’école communautariste américaine, à savoir qu’ils ne sont vécus que comme réaction à une société libérale-libertaire, dont ces penseurs, s’ils en admettent les méfaits, n’arrivent cependant pas à s’extraire puisque seule est prise en compte l’existence politique de l’individu : celui-ci doit s’accomplir dans, par et pour le groupe, or l’absolutisation de ce politique d’abord ne répond plus aux enjeux contemporains puisque la société marchande et labile en est venu à nier jusqu’à la souveraineté individuelle du choix, faisant de l’unique voie communautaire une solution boiteuse : un clan solidifié pourra lutter contre le dehors de la faiblesse de notre civilisation, mais il n’explorera pas la défense des prémices humanistes qui en bercèrent les principes.

* Michèle Tribalat sur la question http://www.atlantico.fr/decryptage/assimilation-pourquoi-modele-francais-ne-fonctionne-plus-michele-tribalat-860452.html

Blanc ? Français ? Européens ? Chrétiens ?

Les positionnements partisans au sujet de l’immigration bouleversent notre champ d’analyse politique. L’opposition ou l’adhésion aux thèses d’Alain Soral finissent par s’y résumer peu ou prou, la défense d’un cadre national ou d’une civilisation européenne n’en finit pas de balayer la question, sans oublier les lourdes interrogations de bien des partis devant l’alliance à réaliser ou non avec les musulmans pour défendre les valeurs familiales ainsi que la dignité humaine. Nous en trouvions une illustration récente avec les débats issus de la publication d’un article d’Henri Hude sur Liberté Politique demandant si le piège de l’immigration n’était pas en voie de se retourner.

L’analyse finit par une ode à la multiethnicité qui deviendrait le fer de lance d’une lutte finale contre les oligarques coupables d’avoir déraciné des populations allogènes désormais conscientisées et rebelles face aux Puissants. Henri Hude d’affirmer : « La bobocratie réussit au contraire la prouesse d’enclencher contre elle un grand mouvement d’unité nationale entre immigrés et « petits Blancs », entre catholiques, musulmans et humanistes civilisés, que le totalitarisme inquiète ensemble. Elle ne peut plus diviser, faire diversion, isoler ses victimes, les battre séparément. » Il faut, je crois, s’attarder un instant sur la signification des thèses du philosophe autant parce qu’elles dénotent une incroyable faiblesse mais également parce qu’elles cherchent avec honnêteté le Bien et même le Bien français, ce qui mérite autrement de sympathie que l’excitation maladive des nouveaux bien-pensants tombant trop rapidement sur les partisans de la « réconciliation ».

Il faut rappeler sans cesse que notre société en est arrivé à ce point de déréliction que nous devons devenir « humain et politique d’abord », c’est-à-dire affronter deux réalités qui auparavant pouvaient être séparées sans que l’action n’en devienne vaine. Ainsi quand Hude écrit : « Toutes les victimes de la politique libérale-libertaire se découvrent et se trouvent mutuellement sympathiques, face à un pouvoir technocratique et idéologique unanimement détesté. », il est essentiel de dire qu’il a intégralement raison et que la nature humaine blessée est devenu un creuset unificateur pour nombre de familles ethniques et politiques. Il est alors humain d’abord et combat pour que la souveraineté individuelle ne soit pas massacrée par quelques pervers délirants. L’erreur d’Henri Hude revient à cesser ensuite d’être politique, c’est-à-dire de pouvoir donner plus qu’une présomption de réalité à son propos, lorsqu’il rêve du grand soir unitaire contre les forces de l’Argent. Affirmer ainsi « Ainsi se crée l’unité d’un peuple black-blanc-beur, uni sous les trois couleurs de notre drapeau » est un fantasme qui nie bien trop de souffrances sociales pour être excusé. Henri Hude devient en réalité révélateur de l’incroyable difficulté de la réflexion politique, ne jamais céder en trop à l’un ou l’autre des champs de notre résistance.

Vive le pape François !

Si l’on prend l’ensemble des articles se penchant sur la perte de confiance des musulmans pour les doctrinaires socialistes nous en venons au constat qu’ils partagent tous la même faiblesse que nous pointions chez Alain de Benoist : le communautarisme n’est que la réponse boiteuse à une société maladive. Ainsi Hude d’écrire : « Aujourd’hui le pouvoir veut leur prendre le seul bien qui leur reste, le plus précieux, et le corrompre : leurs enfants. » La Vie (ex catholique) parlant de la désaffection des musulmans pour les solfériniens écrit : « Le mariage gay, cela ne nous touchait pas directement. On n’approuvait pas, mais on est dans un pays libre et on n’a pas milité contre. Mais avec la “théorie du genre”, nous avons eu l’impression qu’on touchait directement à nos enfants. Des musulmans prosocialistes sont allés jusqu’à me confier regretter d’avoir voté Hollande ! C’est un tournant historique. » Selon lui, la polémique autour du genre aurait conduit des mères de famille habituellement peu intéressées par le débat politique à lui réclamer des éléments factuels, des documents leur permettant de se faire une opinion ».

La crainte partagée des communautés musulmanes tient donc à la compréhension que les officines d’Etat veulent produire un Monde dont l’horreur dépasse l’entendement pour tout groupe un tant soit peu attaché à la dignité humaine. Mais le réflexe demeure bien communautaire : c’est quand le Léviathan s’apprête à capturer les petits de la communauté que la mobilisation devient possible. Et le propos d’en venir à son point capital, comment traiter du massacre de l’identité, du libéralisme migratoire et de l’adhésion au communautarisme philosophique, et non pas ce mauvais paravent du républicanisme outrancier agité par l’aile mollement dur d’une UMP intensément molle, sans préciser l’origine des maux et la responsabilité pour le coup occidentale dans ce dérèglement du Monde.

Proposons alors un nouveau postulat pour tenter d’aborder les questions identitaires et migratoires. En un mot, je crois que la meilleure piste serait d’accepter notre culpabilité dans l’apparition d’une humanité vendue au cosmopolitisme et à l’inégalité économique et symbolique à ce point criante que notre crise identitaire ne sera solvable que dans la réparation d’un monde que nous avons abîmé. S’il convient d’être fier de la civilisation française et de l’Europe, leur crise a enfanté d’un monde dont la meilleure incarnation tient dans les radeaux échoués sur les bords de Lampedusa. C’est Christophe Geoffroy qui dans son éditorial pour la Nef posait clairement la racine politique des grands dérèglements mondiaux :

On le voit, s’il nous faut absolument sortir de ce libéralisme fou, devenu hégémonique depuis la chute du communisme, qui concentre la richesse et accroît les inégalités au risque de provoquer l’explosion sociale, ce n’est pas pour nous tourner vers le socialisme dont l’impéritie n’est plus à prouver, on ne le sait que trop en France. Ne serait-il pas temps d’explorer enfin du côté de la doctrine sociale de l’Église ? C’est bien ce que le pape François a sous-entendu dans son subtil message au Forum de Davos où, citant Benoît XVI, il a insisté sur la nécessité d’avoir « “une vision transcendante de la personne”, car “sans perspective d’une vie éternelle, le progrès humain demeure en ce monde privé de souffle.

En évoquant la mondialisation de l’indifférence (*) ainsi que la négation du primat de l’Homme sur la valeur économique, le Pape François a en effet parfaitement résumé la racine du mal identitaire contemporain. En installant le monde de l’individualisme et son atmosphère économique d’une société de marché dérégulée, nous avons fini de rompre ce qu’il restait de naturel dans l’enracinement, et donc dans le rapport à l’attachement spirituel comme matériel à une terre, un groupe ou un corps d’habitus. Alors la remigration peut être, mais certainement pas uniquement par la raison procédurale, bien davantage par la refondation d’un monde. Entendons le Pape François :

La culture du bien-être, qui nous amène à penser à nous-même, nous rend insensibles aux cris des autres, nous fait vivre dans des bulles de savon, qui sont belles, mais ne sont rien ; elles sont l’illusion du futile, du provisoire, illusion qui porte à l’indifférence envers les autres, et même à la mondialisation de l’indifférence. Dans ce monde de la mondialisation, nous sommes tombés dans la mondialisation de l’indifférence. Nous sommes habitués à la souffrance de l’autre, cela ne nous regarde pas, ne nous intéresse pas, ce n’est pas notre affaire !

* On relira avec intérêt le débat qui avait opposé Jean-Yves Le Gallou et Carl -Moy-Ruifey sur la question ( http://www.bvoltaire.fr/jeanyveslegallou/pape-francois-les-cameras,37850 // http://www.lerougeetlenoir.org/les-opinantes/pape-francois-ce-que-nous-cachent-les-cameras)

Charles de Meyer, initialement posté sur le site Nouvel Arbitre

Le 19 février 2014

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