Fin de vie : pour un engagement de solidarité et de fraternité

Le 16 janvier 2014, le Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France a publié une déclaration concernant le débat sur la fin de vie. En effet, un projet de loi sur l'euthanasie pourrait être déposé à l'assemblée d'ici la fin de l'année. Nos évêques se manifestent donc pour rappeler les principes « non négociables » dont parlait sa Sainteté Benoît XVI à l'époque de son pontificat.

Devant un sujet si grave et douloureux, nos évêques estiment que l'essentiel est de rendre « plus manifeste le respect dû à toute personne » vivant ses derniers jours. Non à l'acharnement thérapeutique. Non à l'acte de tuer, comme le voudrait le lobby euthanasiste se présentant comme une "Conférence de citoyens sur la fin de vie".

Dans leurs écrits, les euthanasistes admettent ouvertement la pratique de l'euthanasie sans consentement de la personne devenue incapable de s'exprimer! A juste titre, les évêques condamnent de telles horreurs et plaident pour un développement réel et qualitatif des soins palliatifs. Ce sont les solidarités familiales et sociales qui sont à renforcer.

Extrait:

Notre société cherche à « esquiver la mort » [3] et redoute la proximité avec celui qui va mourir. Elle pourrait être ainsi conduite à des décisions inhumaines. Il importe donc de clarifier le vocabulaire et les buts poursuivis. Personne ne peut provoquer délibérément la mort, fût-ce à la demande d'une personne gravement malade, sans transgresser un interdit fondamental. « Tu ne tueras pas » [4] demeure une exigence morale majeure de toute société, et, pour les croyants, un commandement de Dieu. C'est le fondement de toute vie sociale respectueuse d'autrui, spécialement des plus vulnérables [5]. Nombre de nos contemporains, en raison d'une maladie, d'un handicap ou de leur âge, se sentent devenus une charge pour leurs proches et un poids pour la société. Ils souffrent de leur solitude, de l'indifférence d'autrui, du regard porté sur eux dans une société axée sur les valeurs d'autonomie et d'efficacité. Ceux qui en viennent à douter de la valeur et du sens de leur vie ont besoin « d'accompagnement, de solidarité et de soutien dans l'épreuve » [6] . N'aurons-nous rien d'autre à leur proposer que de mettre fin à leur existence ?

Les évêques réaffirment donc noir sur blanc que Aider un malade à mettre lui-même fin à ses jours ou provoquer délibérément la mort d'un patient à sa demande, ce qui est proprement appelé euthanasie, sont inacceptables.

Dans un monde devenu ultra-individualiste, les familles veulent de moins en moins s'occuper de leurs anciens. Au-delà de cette réalité sociologique, il existe chez certains une volonté de se débarasser des personnes âgées en perte d'autonomie.

C'est précisément ce qui se cache derrière les projets du lobby euthanasiste. Or plutôt que laisser les personnes mourir dans l'indiférence de leurs proches, il faut poursuivre un véritable engagement de solidarité et de fraternité disent nos évêques.

Pour lire l'intégralité du texte, voir le site web officiel de l'Église catholique de France en cliquant sur Fin de vie : pour un engagement de solidarité et de fraternité.

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